Secteur molaire : reconstruire la gencive avant la couronne
En secteur molaire, le confort quotidien se joue avant la couronne : si la gencive manque de volume, les aliments se coinceront sous la prothèse.
La situation
Remplacer une molaire par un implant ne se résume pas à obtenir son intégration dans l’os. Une dent naturelle est bombée sur ses faces externe et interne ; un implant, lui, est cylindrique et plus étroit. Entre les deux, il manque du volume de gencive.
Si ce volume n’est pas reconstruit, la couronne doit compenser à elle seule le déficit : elle devient trop bombée, et un espace se crée sous le collet. C’est exactement là que les aliments s’accumulent — la doléance la plus fréquente après une couronne sur implant postérieur.
Ce qui a été fait
Deux gestes ont été associés dès la chirurgie :
- une greffe de tissu conjonctif enfouie, pour épaisser la gencive autour de l’implant ;
- un pilier de cicatrisation personnalisé, dont la forme a été dessinée pour reproduire l’anatomie d’une molaire.
Ce pilier ne sert pas seulement à protéger l’implant pendant l’ostéointégration : c’est un véritable outil de conditionnement des tissus. La gencive cicatrise autour d’une forme anatomique, avec ses convexités, plutôt que de se refermer sur un cylindre.
Pourquoi anticiper
Il est beaucoup plus simple de construire le volume gingival avant la prothèse définitive que de tenter de rattraper ensuite un défaut installé. Une concavité excessive autour de l’implant oblige à surcontourner la couronne, ce qui crée un espace sous-cervical difficile à nettoyer, source d’impaction alimentaire et d’inconfort récurrent.
Ce qu’il faut retenir
Quand la couronne définitive est mise en place, le travail biologique est déjà fait : les tissus sont matures, le profil est dessiné, et la prothèse vient simplement s’intégrer dans un environnement déjà construit.
En implantologie, la couronne ne crée pas la gencive : elle respecte une architecture préparée en amont.
Bon à savoir
Chaque situation est différente : ce cas illustre une prise en charge réalisée au cabinet, il ne constitue ni une promesse de résultat ni un protocole applicable à tous. Seul un examen clinique, complété si nécessaire par des radiographies, permet de poser un diagnostic et de proposer une solution adaptée.
Cas pris en charge au Cabinet Apolline Dental Care, à Corbeil-Essonnes (91).