Extraction et reconstruction osseuse d’un large défaut
Deux dents solidarisées, une fracture de racine et un abcès ancien : quand l’os a déjà beaucoup fondu, la reconstruction ne peut pas attendre.
La situation
Deux dents portant un bridge s’étaient fracturées au niveau de la racine. Une fracture radiculaire est une complication silencieuse : elle ne se voit pas de l’extérieur, mais elle crée un passage permanent pour les bactéries le long de la racine.
Un abcès chronique s’était installé et avait progressivement détruit l’os autour de ces dents. La radiographie panoramique avant traitement montrait l’étendue réelle du déficit : une perte osseuse importante, qui aurait rendu impossible toute réhabilitation ultérieure si rien n’avait été fait.
Ce qui a été fait
Les deux dents ont été extraites et le foyer infectieux éliminé. Face à un défaut aussi étendu, la stratégie a consisté à ne pas différer la reconstruction : attendre aurait laissé l’os se résorber davantage et compliqué la suite.
Une régénération osseuse guidée a donc été réalisée dans le même temps. Le matériau de comblement a été protégé par une membrane fixée par des pins, de petites attaches qui la stabilisent fermement sur l’os. Cette stabilité est essentielle : une membrane qui bouge ou qui s’affaisse compromet tout le volume reconstruit.
La greffe était de type mixte : un biomatériau d’origine animale pour maintenir le volume dans la durée, associé à un matériau d’origine humaine pour favoriser l’intégration et la formation d’os vivant.
Les tissus mous comptent autant que l’os
Dans ce type de situation, la gencive est aussi importante que l’os reconstruit. Elle a été préservée et stimulée dès la phase initiale pour éviter une rétraction excessive. Une perte de tissu gingival compliquerait fortement la suite, à la fois pour la fonction et pour l’esthétique.
Ce qu’il faut retenir
La comparaison avant/après sur la radiographie panoramique est parlante : là où il n’y avait plus qu’un os effondré autour de racines fracturées, on retrouve un volume osseux reconstruit et stable, compatible avec une future pose d’implants.
Ce type de prise en charge demande du temps — plusieurs mois de maturation avant la phase implantaire — mais c’est ce délai qui permet de reconstruire sur des bases solides plutôt que de poser des implants dans un os insuffisant.
Bon à savoir
Chaque situation est différente : ce cas illustre une prise en charge réalisée au cabinet, il ne constitue ni une promesse de résultat ni un protocole applicable à tous. Seul un examen clinique, complété si nécessaire par des radiographies, permet de poser un diagnostic et de proposer une solution adaptée.
Cas pris en charge au Cabinet Apolline Dental Care, à Corbeil-Essonnes (91).