Extraction de piliers de bridge fracturés et préparation implantaire
Quand une dent ne peut plus être conservée, l’enjeu n’est plus de la sauver : c’est de préparer un terrain sain pour ce qui viendra après.
La situation
Deux dents servaient de piliers à un bridge. Elles se sont fracturées au niveau de la racine — une complication fréquente sur des dents dévitalisées et fortement sollicitées, souvent silencieuse mais destructrice pour l’os qui les entoure.
L’examen radiologique a révélé en plus une lésion kystique étendue, conséquence d’une infection ancienne. Conserver ces dents n’était pas envisageable : la fracture ouvre une voie permanente aux bactéries et aucune restauration ne peut compenser cela.
Ce qui a été fait
L’objectif de l’intervention était double : éliminer l’infection et reconstruire les bases du futur traitement.
- Extraction des deux dents piliers, en préservant au maximum les parois osseuses restantes.
- Curetage minutieux de la lésion kystique : tout le tissu inflammatoire est retiré avant d’envisager la moindre reconstruction.
- Sinus lift par voie latérale : la membrane sinusienne est délicatement soulevée par une fenêtre créée sur le côté de l’os, et un biomatériau est mis en place pour reconstituer la hauteur d’os perdue.
Pourquoi cette séquence
L’ordre compte. Poser un implant dans un os insuffisant ou à proximité d’un foyer infectieux résiduel, c’est programmer un échec. La chirurgie pré-implantaire consiste précisément à assainir d’abord, reconstruire ensuite, implanter enfin.
Le sinus lift par voie latérale a l’avantage d’offrir un contrôle visuel complet : on voit la membrane, on suit son décollement, on vérifie la répartition du matériau de comblement.
Ce qu’il faut retenir
Ce type de prise en charge allonge le traitement de plusieurs mois, le temps que l’os greffé mûrisse. C’est un délai qui se comprend mal quand on souhaite simplement « remplacer une dent », mais c’est lui qui fait la différence entre un implant posé dans un os solide et un implant posé dans un os de compromis.
À l’issue de cette phase, le site est assaini, le volume osseux reconstruit, et la réhabilitation implantaire peut être envisagée dans des conditions biologiques favorables.
Bon à savoir
Chaque situation est différente : ce cas illustre une prise en charge réalisée au cabinet, il ne constitue ni une promesse de résultat ni un protocole applicable à tous. Seul un examen clinique, complété si nécessaire par des radiographies, permet de poser un diagnostic et de proposer une solution adaptée.
Cas pris en charge au Cabinet Apolline Dental Care, à Corbeil-Essonnes (91).