Élévation sinusienne et curetage d’un kyste résiduel
Avant de poser un implant, il faut parfois d’abord nettoyer une ancienne lésion et reconstruire l’os qu’elle a détruit.
La situation
Le secteur postérieur du maxillaire présentait une double difficulté. D’abord une atrophie osseuse : après la perte d’une dent, l’os se résorbe et le sinus maxillaire descend, réduisant la hauteur disponible.
Ensuite, une lésion kystique résiduelle : une poche de tissu inflammatoire héritée d’une ancienne infection dentaire, restée en place après l’extraction. Ces lésions sont souvent indolores et découvertes sur une radiographie. Tant qu’elles persistent, elles continuent à grignoter l’os et interdisent toute reconstruction fiable.
Ce qui a été fait
L’intervention a associé trois temps, dans un ordre qui n’est pas négociable :
- Curetage complet de la lésion kystique : le tissu inflammatoire est retiré en totalité. Reconstruire par-dessus une lésion incomplètement éliminée exposerait à une récidive.
- Élévation du plancher sinusien par voie latérale : une petite fenêtre est créée sur le côté de l’os, la membrane du sinus est soulevée sous contrôle visuel.
- Régénération osseuse guidée : l’espace obtenu est comblé par des biomatériaux associant un substitut d’origine animale, pour la stabilité du volume, et un matériau d’origine humaine, pour l’intégration.
Ce qu’il faut retenir
C’est une chirurgie de fondation. Elle ne se voit pas dans le sourire et n’apporte aucun bénéfice immédiat visible pour le patient ; elle conditionne pourtant la réussite et la durabilité de tout ce qui viendra ensuite.
L’objectif est de recréer un volume osseux stable et bien vascularisé, capable de recevoir des implants dans des conditions optimales de fonction et d’esthétique. Le contrôle radiographique à plusieurs mois permet de vérifier que la lésion ne s’est pas reconstituée et que l’os obtenu est suffisant.
Les suites sont celles d’un sinus lift : gonflement de la joue pendant quelques jours et consignes sinusiennes à respecter scrupuleusement pendant la cicatrisation.
Bon à savoir
Chaque situation est différente : ce cas illustre une prise en charge réalisée au cabinet, il ne constitue ni une promesse de résultat ni un protocole applicable à tous. Seul un examen clinique, complété si nécessaire par des radiographies, permet de poser un diagnostic et de proposer une solution adaptée.
Cas pris en charge au Cabinet Apolline Dental Care, à Corbeil-Essonnes (91).